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At a time when nationalist agendas and a renewed belief in the nation-state is gaining ground, freedom of movement across countries is increasingly threatened. Whilst geographical border controls are intensified to reduce the flow of people from one place to another, decreased financial regulations enables capital to circulate easily across the globe, accelerated via secondary routes such as financial offshore centres and tax havens. Within this context can the offshore company offer a model to investigate ways of thinking and experiencing citizenship differently?

Turn The Tideis an offshore company operating from a boardroom temporarily based in the Dyson Gallery at the Royal College of Art. In this office environment, constructed from newly commissioned and existing works by international artists, members of the public are invited to take ownership of the company by participating in a series of public board meetings. Through a series of live discussions Turn The Tide aims to establish a fluid space to explore how new, more flexible models of citizenship can be reached through sharing the company's ownership.

Meetings are participatory and open to everyone who visits the Turn The Tide boardroom. Taking place throughout the duration of the project these events are divided into two phases. Each session begins with a collective reading meeting minutes - the script explores ideas and experiences of liquidity, capital, citizenship and geographical borders, from diverse perspectives, drawn from a range of existing material including theoretical texts, film dialogue and interviews. This is followed by a debate between individuals attending the meeting, to discuss the launch of Turn The Tide's liquidation process, and strategies to share the company ownership more broadly.

Each meeting is transcribed live and printed copies of these new minutes are given to all participants who attend the event. This document acts as a bearer-share[1]: turning the individual into a permanent share-holder and company owner. With this process, Turn The Tide activates real collective space dedicated to the production of a shared knowledge.

Turn The Tide's temporary boardroom has been produced by Eva Barto, Julie Béna, Jesse Darling, Martti Kalliala, Christopher Kulendran Thomas, Aron Kullander-Östling / Centre of Nowhere and John Menick.

Curated by Vittoria Bonifati, Margaux Bonopera, Gerardo Chavez-Maza, Elisabeth Del Prete, Cédric Fauq, Umay Mammadzada and Cristina Vasilescu, as part of the Curating Contemporary Art programme Graduate Projects 2017, Royal College of Art.

Dyson Gallery, Dyson Building, Royal College of Art, 1 Hester Road, London SW11 4AN

[1]A bearer-share is a document that entitles the holder of the document rights of ownership to the underlying property

Credits: © Oskar Procktor / Courtesy: Royal College of Art and the artists

The Dose Makes the Poison

In 399 BC, the Greek philosopher Socrates was sentenced to death. The jury chose that he should die by poison, after he refused to renounce his beliefs. Whilst the reasons for Socrates' death raise questions of their own, philosophical questions surrounding the nature of his execution itself are often overlooked. In the 16th century, the Swiss scholar Paracelsus developed a theory suggesting that it isn't the poison itself, but the dose prescribed which dictates the power of the poison. Different aspects of our reality approach this idea in different ways, and they are often affected by the notions of balance and equilibrium, which in turn dictate the appropriate dose for the situation.
The aim of the exhibition 'The Dose Makes the Poison' is to provide a landscape of explorations of these ideas through the artists' different interpretations. This exhibition will span different belief systems from Peru to Benin. Visitors to the exhibition are invited to observe a variety of ideas and art forms, and to realise that memories can be a poison and voices can become permanent obsessions. The art will reveal how frustration can lead to danger, and that dose, in the final analysis, can be a crucial tool in the organisation and imagination of any artistic composition. The notion of dose is not a restrictive one; on the contrary, it blazes a trail to the invisible layers of our world.

Carousel programming : Elisabeth Del Prete ; Visual Identity : Sophie Demay ; Website of the artists : http://ramonaguntert.com  Pierrick Mouton: https://vimeo.com/user1893826 http://joshuajleon.com http://camilafarina.blogspot.co.uk http://www.erasmowong.com   http://www.paulinemullerullmo.com   http://samuelchochon.com/Installation   http://norasilva.com 

Cruelle Enigme

En 1886, Marc Sonal publiait dans le catalogue du groupe des Incohérents un portrait sans visage intitulé ; Cruelle énigme !!!Charmante !!!

Allison Blumenthal, Camila Farina, et Delphine Trouche ont décidé de s'attacher à la formule Cruelle énigme ainsi qu'à ce portrait de femme sans visage pour se réunir afin de présenter collectivement une sélection de leurs travaux. Cette figure sans face de Sonal, se trouve faire échos aux pratiques différentes des trois artistes car elle amène sans détour la question de la représentation. Celle que nous faisons de notre réalité, d'une certaine nostalgie que nous entretenons face aux motifs de notre culture, de la disparition volontaire que nous faisons subir aux images, autant que l'humour qui peut apparaître derrière de nos obsessions visuelles. C'est pourquoi, afin de penser et dialoguer collectivement autour de ces idées vous êtes chaleureusement conviés, le 10 et 11 décembre, de 11h à 19h, aux ateliers de la rue des Entrepôts à Saint Ouen. Cette exposition présentera également d'autres pièces (prints, photos, éditions) produites par des artistes conviés à prendre part à cette Cruelle énigme... Ceci est donc une invitation !

Lecture/performance, HardHat, Camille Alena's Exhibition, Geneva, 12.11.2016

© Camille Alena, Oranges de Naples, 2016, Vidéo HD, 33 minutes, couleur et sonore, Siège suspendu , Edition de 2 + 1 E.A.

Sa Sa Bassac, Asia Now, Paris Octobre 2016

Co-fondée en 2011 par le collectif d'artiste Stiev Selapak et le conservateur Erin Gleeson, SA SA BASSAC est une galerie à but non lucratif, avec une salle de lecture et un centre de documentation, dédiée à la culture visuelle contemporaine cambodgienne et à son passé. La programmation à Phnom Penh est axée sur des expositions uniques de nouvelles œuvres d'artistes cambodgiens et de projets communs organisés par des commissaires invités, dont chacune inspire de multiples points des programmes éducatifs. SA SA BASSAC est en partenariat avec les institutions locales, régionales et internationales, les internats, les musées et galeries afin d'étendre les réseaux et connaissances des artistes et du public.

Les vieilles traditions et histoires du Cambodge deviennent des points de réajustement et jouent un rôle important aujourd'hui. Les sculptures abstraites de fil tressé de Tith Kanitha et les plaques de plastique clinquantes de Chan Dany réinterprètent de manière variée les formes et fonctions des coutumes du tissage traditionnel. Les masques théâtraux prennent un nouveau sens dans les photographies de Vuth Lyno, en représentant des récits et des identités LGBTQ. L'installation de Sok révèle des trous dans chacune des cinq couleurs symboliques des robes Bouddhistes Theravada du Cambodge, contestant les notions hiérarchiques des sectes et de rang dans le l'éthique sociétale. Et tandis que les sculptures en céramique non vernissées ni émaillées de Yim Maline font étrangement allusion aux os, l'artiste insiste également sur le fait qu'elles incarnent des poupées d'après-guerre, ou, peut-être des fantômes.

© Romain Pruvost

Vous m'habitez infiniment

Vous m'habitez infiniment

Pouvons-nous nous habiter les uns, les autres ? Pouvons-nous aller vivre au sein de quelqu'un d'autre ? C'est en tout cas ce que semble suggérer l'exposition de Marie Obegi Vous m'habitez infiniment présentée à la Kogan Gallery à Paris à partir du 7 septembre 2016. Marie Obegi est une jeune artiste de 24 ans vivant à New York. Ses travaux ont déjà été montrés aux Etats Unis, à Beirut ou encore au Pérou. A l'occasion de cette exposition, l'artiste présente pour la première fois en France une série de 5 diptyques. Ces 5 portraits seront également montrés, avec des gravures ainsi qu'une édition originale au sein de laquelle l'histoire des personnages sera narrée. Ces trois projets sont tout à fait révélateurs de la pratique de l'artiste qui active ses qualités de dessinatrice tout en se jouant des codes de la peinture classique. Car au delà de l'apparente figuration des portraits de Marie Obegi, la décomposition qu'elle fait subir à ses peintures ainsi que les supports qu'elle choisit nous amène à réfléchir sur des notions plus complexes comme celle de la représentation, de l'identité double, et de ce que cette dualité peut révéler du visible et de l'invisible. Cette exposition a été imaginée comme une invitation. Invitation à la discussion, à la rêverie et à la narration. Le dispositif curatorial a été pensé en ce sens et vous pourriez être amené à passer plus de temps avec tous ces personnages que vous ne l'auriez jamais imaginé ...

Le film Vous m'habitez infiniment a été réalisé à New-York en avril 2016 à l'occasion de l'exposition de Marie Obegi à la Kogan Gallery présentée en septembre 2016. Ce film a été projeté pour le première fois le 9 septembre 2016 au Silencio à Paris.

Eva dytique, 1.20x60, 2016
Eva dytique, 1.20x60, 2016
Vue de l'exposition
Vue de l'exposition
Vue du vernissage
Vue du vernissage
Robin, print, 2016
Robin, print, 2016

Identité visuelle © Quentin Lamouroux / Merci à : Matthias Fringant, Elsa Vettier, Claude Bonopera, Andréa Vamos, Benjamin Bissuel et Marie Deffense

Thursday, August 25th : Curated Screening Program at Bophana Center, Phnom Penh

Vue du Bokor Hotel, année 1920-30
Vue du Bokor Hotel, année 1920-30
Vue de la station climatique du Bokor, années 1920
Vue de la station climatique du Bokor, années 1920
Vue du film Rose du Bokor, Sihanouk, 1963
Vue du film Rose du Bokor, Sihanouk, 1963
Vue de Phnom Penh après départ des Khmers Rouges, 1975
Vue de Phnom Penh après départ des Khmers Rouges, 1975

Thursday, August 25, 5:00-6:30PM


Hauntology: Archives and Empty Spaces in Cambodia

A curated screening by Margaux Bonopera and SA SA BASSAC

Ghosts are hidden within all archives. Framed by philosopher Jacques Derrida's notion of Hauntology. this screening is inspired by the ghost of Singaporean artist Shui Tit Sing (1914-1997), whose archive is currently presented at SA SA BASSAC. Shui's 1963 Cambodia travel diary documented spaces that have since been emptied, decayed or destroyed. Collated footage from Bophana's archive considers the spectres of many of these spaces, from late 70s Phnom Penh to post-war developments of Bokor.

Many thanks to Erin Gleeson, © Bandiddh Prum, Ines Elichondoborde and Matthieu Lor http://www.matthieulor.com

Bophana Audiovisual Resource Centre is an audiovisual resource center with multiple objectives including a large and freely accessible database of archives, multimedia training and education, exhibition space, screening rooms, and a public program centered on Cambodia's histories and memory for a better future.

SA SA BASSAC is a gallery, reading room and resource center dedicated to Cambodian contemporary visual culture and its histories. Our program in Phnom Penh focuses on singular exhibitions of new work by Cambodian artists and guest-curated collaborative projects, all of which inspire multivocal educational programs in Khmer and English. We partner with local, regional and international institutions, residencies, museums, and galleries to expand networks and knowledge for artists and audiences alike. SA SA BASSAC was co-founded in 2011 by Stiev Selapak artist collective and curator Erin Gleeson. www.sasabassac.com

Lascivious Stories or the 72hrs Radio Broadcast, Antiuniversity festival, 9-12 June 2016, London

ANTIUNIVERSITY NOW is a collaborative experiment to revisit and reimagine the Antiuniversity of 1968 in a programme of events inspired by the spirit, people and activities of the Antiuniversity of East London. The ANTIUNIVERSITY NOW programme challenges academic and class hierarchy through an open invitation to teach and learn any subject, in any form, anywhere. 

Lascivious Stories or the 72hrs Radio Broadcast

Host: Camille Alena, Tristan Lavoyer
Date: Fri 9th - Sun 12th June 2016

How to create temporalities where people can formulate a legend about themselves? How to create temporalities where people can formulate a legend about themselves?  The Idea of this broadcast is to give rise to a great tale and long times through a three days live duration: a construction and constellation of complex aspects which are made of created objects; movies, readings and book descriptions, exhibition visits, psycho-analysis sessions, chronics, discussions and confrontations, specialists about orgasm, whistling and gossip. This 72hrs multilingual radio broadcast is to open anti-speech; forms and objects which are not intended to produce coherence but rather an economy of the affect, an orgasmic link to the form where the lie is as true as the reality. Camille Alena, born in 1986 in Switzerland Tristan Lavoyer, born in 1986 in France.

Ce que m'a dit la minute     

Exposition Ce que m'a dit la minute / Maison de Jean Cocteau, Milly-la-Forêt, France, opening 28-5-2015 ---- June 2017, artiste et co-curator : Andréa Vamos

La mythologie grecque a souvent été une source d'inspiration pour Jean Cocteau, et à l'occasion de son exposition personnelle , Andréa Vamos a décidé de s'attacher au mythe du Fil d'Ariane. L'histoire est celle de ce lien, offert par Ariane au héros Thésée afin de l'aider à s'extraire d'un labyrinthe au sein duquel il risque de mourir dévoré par le Minotaure. Thésée s'en sort, sans manquer de blesser la princesse ... 

La jeune artiste a travaillé principalement autour de deux grandes idées de ce mythe, le labyrinthe et le lien .La mythologie grecque a souvent été une source d'inspiration pour Jean Cocteau, et à l'occasion de son exposition personnelle , Andréa Vamos a décidé de s'attacher au mythe du Fil d'Ariane. L'histoire est celle de ce lien, offert par Ariane au héros Thésée afin de l'aider à s'extraire d'un labyrinthe au sein duquel il risque de mourir dévoré par le Minotaure. Thésée s'en sort, sans manquer de blesser la princesse ... La jeune artiste a travaillé principalement autour de deux grandes idées de ce mythe, le labyrinthe et le lien. Andréa Vamos présente durant un an, deux projets au sein de la Maison de Cocteau : une exposition en intérieur composée de photographies, de documents, de traces et de mots, ainsi qu'une installation en extérieur. Ces deux projets sont une opportunité pour le public de découvrir la pratique de l'artiste qui oscille entre installations plastiques au sein d'espaces urbains ou naturels, et entre photographies artistiques et documentaires. est le prolongement d'un travail qu'Andréa Vamos nomme (démarré en 2006, Photosynthèse est un ensemble d'installations de pellicules cinématographiques en forêt, de photographies et d'archives).

Cependant, cette exposition marque un tournant dans la pratique de l'artiste, car elle y présente pour la première fois une installation in-situ qui dessine un véritable parcours à échelle 1, dans le parc de la Maison Jean Cocteau à Milly-la-Forêt et au sein de laquelle les visiteurs sont invités à évoluer comme ils le souhaitent. De plus, le tournant pris par l'artiste se ressent également au sein de la salle d'exposition où des recherches et des images inédites sont présentées pour la première fois. Pour découvrir ce qui se trame au sein de la forêt de Jean Cocteau, le visiteur devra faire preuve d'ingéniosité et d'agilité, afin de se faufiler à travers les mailles de l'histoire orchestrée par la plasticienne, à l'aide d'objets que n'aurait pas reniés Orphée. Soyez prudents, suivez le fil, saupoudrez cette aventure de quelques réminiscences de votre enfance, dérobez les mauvais reflets et vous verrez que le film est prêt à être joué.

http://www.andreavamos.com

Identité visuelle : Quentin Lamouroux / Assistante project : Audrey Smadja

Performance à jouer - Performance to play / Kogan Gallery, Paris (26-03-2016)

En mars 2016, un jeu de tarot secret s'est déroulé à la Kogan Gallery à Paris. Puis la partie a recommencé en novembre de la même année à Londre ... Comme un secret existe uniquement lorsqu'il se propage, nous avons eu le droit d'ébruiter la nouvelle, cependant à demi-mots seulement...
Cela a été une lecture de tarot un peu particulière. Bien sûre, les huit invités ont eu le droit de poser une question, mais attention elle ne leur était pas destinée. C'était une tout autre entité qu'ils ont été amenés à interroger. Pourquoi jouer ? A plusieurs qui plus est ?
Soyez tout à fait patient, une invitation pourrait rapidement se glisser dans votre boîte aux lettres...
Margaux et Martin


"While the art museum might largely be considered a place for art history -a classifying repository for artworks of the past- there is another perspective that seems far more relevant when it comes to considering why the museum is so central to Western societies, and moreover, why its place is increasingly important around the world. In short, from this perspective the museum is a place of self government , governmentality or liberal government- a place for secular ritual, in other words, where categories that constitute the basis of our society are enacted and exercised"

Tino Seghal

The tarot is a card game. Its development at the end of the Middle Ages was particularly important in Italy and France. It was a popular game in some royal court as Ferrare or Florence with the Médicis. Even if it was a European invention, all experts agree that it has oriental roots. Its usage expanded significantly during the 15th century and its iconography has generated a lot of different interpretations and mysteries. The mystic identity of these cards becomes more and more important throughout the development of the game. A lot of different types of Tarot have been invented, but the one we have chosen to create our performance is maybe the most secretive, it is the Tarot de Marseilles. The first who used the Tarot de Marseille as a divination tool decided to try to predict the future by analysing different possible combinations of cards. Making it more than a simple game, some organised mystical lectures of these cards during the 15th century. The Tarot de Marseilles is used as a divination tool as follows : one person asks a question and chooses a set of cards, which are then analysed by the reader based on the position of the cards between themselves. We consider today that the divination tarot has twenty-two cards with symbolic figures as the Lover, the Sun or again the Death. Two theorist of the divination tarot have developed the science called Cartomancie (the act of reading the future in cards). The first one is Antoine Court de Gebelin (1725-1784, Fr) and the second one is Etteilla (1738-1791, Fr). Etteilla has created a beautiful tarot based on a mix of Tarot de Marseille and Egyptian symbols. Later in the 19th century, Eliphas Levi tried to gather and structure the knowledge around occultism and cartomancie. Then, different versions of tarot were created over centuries and multiple combinations of analysis were invented. Since the birth of this game, the relationships with the artists were very important. Indeed, the most famous artists created most of the drawings. For example, in the one called Tarot de Mantegna, even if not the work of the famous painter Andrea Mantegna, the quality of the drawing and the technical aspect of this game are wonderful. All the best printers of these old cities worked hard to create such cards. Until the 16th century, some of these games were considered like real masterpieces. We consider the 18th century as the moment during when the game was played all over Europe and in particular the Tarot de Marseille. It is a French game, but it uses Italian symbols. We think that the title Marseilles comes from fact that the most important producers were settled in the South of France (Marseilles and Avignon). This Tarot was different from the others as it was the first one to include the title of the figures on the cards. This is the version that Court de Gebelin used to develop his occultist reading of the game, particularly in his book called; Le Monde Primitif, 8ème volume, 1781. In this text, he explains that some cards of the game could come from an old Egyptian book. Then, this interpretation of the tarot was used in Germany, Italy and many other countries and during the 20th century, particularly in the United States. We are not the first with Martin Rahin to use the Tarot as an artistic medium. For example, during the 20th century, the surrealists have created a game together when they were exiled outside of Paris. Breton, Ernst and Masson decided to continue to play to imagine what the future could and question the invisible part of the world. Niki de Saint Phalle (1930-2002) also created on the Tarot. The title of this production is The Tarot Garden. The artist built several monumental sculptures in a garden in Italy. Nikki de Saint Phalle and her husband Jean Tinguelly lived there for a few years. Some figures from the Tarot were represented as the Sun or the Magician. The universe around the Tarot was also an important source of inspiration. For example, Brassaï (1899-1984) realized a series of pictures about this theme and he is not the only one; Gisele Freund has also photographed the Fortuneteller, very popular during the beginning of 20th century. More recently, Alejandro Jodorowsky organised a tarot game at the Museum of Contemporary Art in Bordeaux (CAPC), on the 17th of September 2015. It was a public lecture with 100 persons. Jodorowsky was always passionate about the magic and claims his membership to the South American movement, The Magical Realism.

Martin Rahin is a young painter. The painting of Martin is not only driven by image and aesthetic, and if someone can see only that, the visual delectation quickly disappears to offer a wider sensation, a deeper feeling that seems to cart around with it a load that only the artworks can have. This load (close of the idea of aura develops by Walter Benjamin), without name, beyond the visible image on the canvas, brought us to discuss the necessity we perceived to go to see art. During our discussions, the concept of Magic appeared and this theme appeared to be essential for our personal researches. Then one day, Martin explained to me that he reads the Tarot and then became my magician. But what is the point of knowing tricks, spells and secrets if it is not to share them and try to build a common non-rational reality? So after that, we decided to create a performance, because the performance is a contemporary artistic medium (and rather indefinable) that gives us the opportunity of a new interpretation. The tarot is a game that was transformed by some people into a reading of the future and an answer to questions. The aim of this mystical analysis is to question the non-rational reality but that could become real. Both Martin and I are very interested by the occult identity of the game because it gives a possibility to activate the common believes, as can do an artwork. The performance was based on the Tarot's rules but we decided to adapt them to our space-time. 

"Everything is only masks, signs and symbols, and maybe one day we will understand their meanings." P-J Toulet 


"...J'y découvre une fôret de feu" 

Exposition "...j'y découvre une fôrét de feu" / Kogan Gallery, Paris  22/10 - 19/11/2015

Artiste et co-curator : Andréa Vamos

En 2003, Andréa Vamos trouve dans des poubelles, de nombreuses pellicules cinématographiques. Quelques années plus tard, en 2006, elle démarre une série d'expériences artistiques dans la forêt qui donnent naissance à des installations où se rencontrent et se lient de différentes façons, les pellicules et les arbres. Andréa Vamos décide alors de photographier ces interventions en forêt et de nommer ce projet Photosynthèse. L'exposition ... j'y découvre une forêt de feu, montre pour la première fois les installations d'Andréa Vamos au sein d'un espace intérieur, elle présente également l'ensemble des archives photographiques de ce vaste projet ainsi que de nombreux textes. La galerie devient alors un nouveau microcosme évoluant au rythme des éléments naturels présentés. Le visiteur est amené à se questionner sur les liens entretenus entre processus naturel et processus artistique, sur le lien très fécond entre matière et énergie et également sur la force du déplacement d'œuvres in-situ au sein d'espaces artistiques. La douceur des installations d'Andréa Vamos, la poésie de ses textes ainsi que la force plastique de ses photographies offre une exposition où nous oscillons entre contemplation, expérimentation et réflexion.

Identité visuelle : Quentin Lamouroux

Gus et Coutumes

Exposition Gus et Coutumes / 19.20.21 Juillet 2015 / Appartement Privé, Paris 6

Artiste : Claude Bonopera

Les Gus sont des personnages inventés par Claude Bonopera.Depuis bientôt 30 ans, Claude Bonopera ne cesse de les peindre et d'inventer leur monde. L'exposition Gus et Coutumes est importante pour les Gus car ils ont grandi et ils ne sont plus tout à fait naïfs. Il paraît même qu'ils sont tout remplis de sagesse et qu'ils sont devenus joyeusement sérieux. Pour la première fois, à l'occasion de cette exposition, sont présentées, la Galerie des portraits Gus (10 peintures sur toile), la série des totems Gus (10 peintures sur papier) ainsi qu'une grande peinture sur bâche-photographique. C'est une exposition nécessaire et importante pour se retrouver nez à nez avec les Gus, pour tenter de les comprendre, de les suivre, et reprendre le cours de la conversation, discuter avec eux, savoir ce qu'ils pensent de tout ça, de nous un peu, surtout. Qu'ils nous poursuivent depuis des années, ou qu'on les découvre pour la première fois, les Gus sont les meilleurs compagnons qui soient. Ils nous permettent de flotter, de survoler les choses sans importance de notre réalité. Ils recadrent notre regard, caressent notre joue, empoignent notre main et nous invitent à les suivre. On pourrait alors rapidement prendre de nouvelles habitudes positives, car tout cela n'est qu'une question d'us et coutumes.

La Sentence de la Corbeille

Exposition La Sentence de la Corbeille / 18.05-30.05.2015 / Kogan Gallery, Paris

Artistes : Samuel Nicolle, Flora Citroën, Aliette Salama, Louise Carsoux, Charly Gosp, Sophia Elmir

La Sentence de la Corbeille est une exposition qui émane d'une réflexion autour de l'idée de « glanage ». Il existe plusieurs définitions du verbe glaner, nous avons décidé d'en retenir une : « ramasser çà et là des bribes pour en tirer parti ». Nous avons décidé de transformer une action historique et sociale en action artistique. Et si nous n'arrivons pas à tirer parti des bribes, elles finiront à la corbeille... Durant un an, six artistes ont travaillé ensemble autour de ce projet mené par une jeune curatrice, Margaux Bonopera. L'exposition, montée en collaboration avec la Kogan Gallery, présente le résultat de ces travaux collectifs. Les œuvres ont été réalisées spécialement pour l'exposition et sont issues d'un échange constant entre ces jeunes artistes. Elles sont le produit d'une nouvelle manière de travailler collectivement. Chacun d'entre eux a pu choisir son ou ses partenaires, afin de réfléchir et de travailler conjointement.L'exposition présente ainsi 6 œuvres, toutes reliées entre elles par la reprise d'éléments, d'images, de techniques variées ou encore d'idées fondatrices. Le but d'un tel projet est le suivant : créer des œuvres dépendantes les unes des autres tout en réalisant une exposition autonome et avant tout surprenante. La Sentence de la Corbeille tente donc de définir une nouvelle relation entre artistes, œuvres et spectateurs. Elle est basée sur la confiance et la croyance en l'entendement de chacun. Grâce aux liens qui unissent les œuvres dès leur naissance, la lecture de l'exposition se fait sur des rapprochements naturels, qu'ils soient thématiques, physiques ou tout simplement visuels.

Identité visuelle : Quentin Lamouroux et photographies de l'exposition : Romain Pruvost